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Œuvre "Dune Messiah/ Le Messie de Dune" : 36 résultats (sur 3390 citations)

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  « Ah, silence ! cria Scytale. On ne peut arrêter une épidémie mentale. D’un être à l’autre, elle s’étend très vite sur des parsecs et des parsecs d’espace. Elle est contagieuse et dévastatrice. Elle frappe aux points faibles, là où sont relégués les fragments d’autres épidémies semblables. Qui pourrait l’arrêter ? Muad’Dib ne possède pas l’antidote. Et les racines de cette maladie plongent jusqu’au chaos… Quels ordres pourraient arriver jusque-là ? »

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  « Ainsi tu n’as rien vu », dit Chani.
  Cet avenir qui ne lui était accessible qu’au prix d’un effort qui suçait sa vie, que pourrait-il lui révéler, sinon le chagrin ?

empire

  Ce n’est pas à leur création que les Empires souffrent de ne pas avoir de but, mais plus tard, lorsqu’ils sont fermement établis et que les objectifs sont oubliés et remplacés par des rites sans fondements.
Extrait de Les Dits de Muad’Dib,par la Princesse Irulan.

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  « Certains, reprit Scytale, prétendent que les peuples s’en tiennent à un gouvernement impérial parce que l’espace est infini. Sans un symbole d’unité, ils seraient gagnés par une impression de solitude. Pour ceux qui sont seuls, l’Empereur constitue un lieu sûr, défini. Ils peuvent se tourner vers lui et dire : « Le voici. Il est bien là. À lui seul, il est nous. » Peut-être, après tout, les religions obéissent-elles au même sentiment, Mon Seigneur. »

humanité

  Chaque civilisation doit affronter une force inconsciente susceptible d’annuler, de dévier ou de contrarier presque toute intention consciente de la collectivité.
Théorème tleilaxu (non vérifié).

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Comme il était facile de prendre un raisonnement clair pour un raisonnement correct !

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Dans la vision, on traversait une zone de ténèbres où l’on ne pouvait distinguer la réalité de l’accident insubstantiel. On éprouvait la soif d’absolus qui jamais ne seraient.
  Éprouver semblable soif, c’était perdre le présent.

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D’après une estimation statistique modérée, je dois avoir tué soixante et un milliards de personnes, stérilisé quatre-vingt-dix planètes et totalement démoralisé cinq cents autres. J’ai également exterminé les fidèles de quelque quarante religions qui existaient depuis… »
  « Des infidèles ! clama Korba. Tous des infidèles ! »
  « Non ! dit Paul. J’ai dit : des fidèles ! »
  « Mon Seigneur fait sans doute là quelque plaisanterie, insista le qizara d’une voix tremblante. Le Jihad a ramené plus de dix mille mondes dans la flamboyante clarté de… »
  « Dans les ténèbres… Il faudra des centaines de générations pour que l’univers se remette du passage du Jihad de Muad’Dib. Il m’est difficile d’imaginer qu’il se trouvera un jour quelqu’un pour aller plus loin que moi. » Il eut un rire rauque.
  « Qu’est-ce qui provoque la joie de Muad’Dib ? » demanda Stilgar.
  « Ce n’est pas de la joie, Stil. Je viens soudain d’avoir la vision de l’Empereur Hitler faisant une déclaration presque similaire. Il l’a faite, sans aucun doute. »
  « Jamais personne n’a eu votre pouvoir, dit Korba. Qui donc oserait vous défier ? Vos légions contrôlent tout l’univers connu et… »
  « Les légions contrôlent, dit Paul. Je me demande si elles s’en doutent. »
  « Mais vous contrôlez vos légions, Sire », intervint Stilgar, et son ton révélait qu’il prenait maintenant conscience de sa propre position dans cette chaîne de pouvoirs successifs. Il savait que la puissance qu’il avait entre ses mains était immense.

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Dès le moment où le Jihad l’avait choisi, il s’était senti cerné par les forces de la multitude. Il était contrôlé par leurs buts. Pour le prisonnier dans sa cage qu’il était, l’idée de Libre Arbitre n’était qu’illusion. Sa malédiction était de voir la cage !

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  Elle aussi ressent cela, se dit paul. Il était étrange qu’ils éprouvent dans le même temps le même fardeau de responsabilité envers cet univers idolâtre et violent partagé entre ses moments d’extase tranquille et de mouvements sauvages. Devons-nous donc les protéger d’eux-mêmes ? Ils jouent avec le néant… avec des existences vides, des mots vides. Ils me demandent trop. Il avait la gorge serrée. Combien de moments perdrait-il encore ? Quels fils ? Quels rêves ? Cela valait-il le prix que lui avait révélé sa vision ? Qui poserait la question aux lointains habitants du futur ? Qui leur dirait : Sans Muad’Dib, vous ne seriez pas ici ?

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En cet instant, sa vie tout entière était comme une branche frêle vibrant follement au départ soudain d’un oiseau… Et cet oiseau était la chance… Le libre arbitre.
  J’ai succombé au mirage de l’oracle, songea-t-il.
  Et cela pouvait signifier qu’il était désormais rivé à une ligne d’existence. Était-il possible que l’oracle ne révélât pas l’avenir ? Était-il possible que l’oracle fit l’avenir ? Qu’il ait emmêlé sa vie dans la toile des possibles, qu’il se soit pris au piège de cette ancienne précognition victime de l’araignée-avenir qui avançait maintenant vers lui, écartant ses crocs terrifiants ?
  Un axiome du Bene Gesserit s’imposa à son esprit : User de la force brutale rend infiniment vulnérable à des forces supérieures.

pouvoir

  Il existe une limite à la force que les plus puissants eux-mêmes ne sauraient atteindre sans se détruire. L’art véritable de tout gouvernement est d’évaluer cette limite. Le mauvais usage du pouvoir constitue le péché fatal. La loi ne peut être un outil de vengeance, pas plus qu’un otage ou une barrière contre les martyrs qu’elle à pu créer. On ne peut menacer un individu et se soustraire aux conséquences.
Muad’Dib et la Loi, extrait des Commentaires de Stilgar.

divinité

Il n’existe nulle séparation entre les dieux et les hommes : les uns et les autres se mêlent parfois sans distinction possible.
Proverbes de Muad’Dib.

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  J’ai eu tort d’espérer, se dit-il. Mais le fait même de penser à l’espoir lui ramena le sens déformé de l’espoir et il songea qu’il pourrait encore saisir son moment.

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  « J’ai observé les effets de l’oracle… J’ai vu ceux qui lui réclament des signes et des présages pour leur destin personnel. Ils ont peur de ce qu’ils cherchent. »
  « Mais cette lune qui tombe est réelle, murmura Paul. (Il eut une inspiration vibrante.) Elle se meut… sans cesse. »
  « De tout temps, les hommes ont craint les choses qui se meuvent d’elles-mêmes, dit Hayt. Vous redoutez vos propres pouvoirs. Ces choses qui tombent dans votre esprit ne viennent de nulle part. Où s’en vont-elles ensuite ? »

mythe

« J’en ai assez de toutes ces histoires de dieu et de prêtres ! Vous croyez que je suis incapable de voir clair à travers les mythes qui m’entourent ? Hayt, réexamine tes éléments d’information. Mes rites se sont étendus jusqu’aux actes humains les plus élémentaires. Les gens en sont venus à manger au nom de Muad’Dib ! À faire l’amour, à naître par moi… C’est en mon nom qu’ils traversent une rue… On ne peut dresser la moindre poutre dans le plus petit village d’un monde aussi lointain que Gangishree sans invoquer la bénédiction de Muad’Dib ! »
Le Livre des Diatribes. Extrait de la Chronique de Hayt.

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  « Je ne parle pas, poursuivit Bijaz. Je manipule une machine appelée langage. Elle grince et grogne, mais elle est à moi. »
  Un jouet tleilaxu, cultivé et vif, se dit Paul. Jamais le Bene Tleilax ne se serait passé de quelque chose d’aussi précieux.
  Il observa le nain, soutint le regard de ses yeux ronds.
  « Quels autres talents as-tu, Bijaz ? » demanda-t-il.
  « Je sais à quel moment il nous faut partir. C’est un talent que bien peu d’hommes possèdent. Il y a un temps pour les fins… et c’est un bon commencement. Alors commençons par partir, Usul. »

avenir

  La nature continue des événements réels, en dehors de circonstances très extraordinaires, n’est pas illuminée avec précision par les pouvoirs de prescience. L’oracle ne révèle que les incidents de la chaîne historique. L’éternité se transforme. Elle subit l’influence de l’oracle comme celle des suppliants. Que les fidèles de Muad’Dib doutent de sa majesté ou de ses pouvoirs. Qu’ils nient ses visions. Que jamais ils ne doutent de l’Éternité.
Gospels de Dune.

vérité

La vérité souffre d’être trop analysée.
Ancienne maxime fremen.

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  Le développement de la production et celui des revenus doivent progresser au même rythme dans mon Empire. Voilà, en substance, ce que j’ordonne. Il n’y aura pas de difficultés de balance des paiements entre les diverses sphères d’influence. Simplement parce que j’ordonne qu’il en soit ainsi. Je tiens à insister sur mon autorité en ce domaine. Je suis le consommateur d’énergie suprême et le resterai, vivant ou mort. Mon Gouvernement, c’est l’économie.
L’Empereur Paul Muad’Dib : Ordre au Conseil.

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  « Le profane essaie de se représenter la prescience comme obéissant à quelque loi naturelle, commença-t-il. Mais il serait tout aussi juste de dire qu’elle est comme un message du ciel. Lire dans l’avenir est un acte harmonieux de l’être. En d’autres termes, prédire est une conséquence naturelle du présent. Vous le voyez donc, la prescience assume effectivement une apparence naturelle. Mais un tel pouvoir ne saurait être utilisé à partir de buts précis. La prescience ne saurait servir des desseins. Le présent est une vague et aucun des fœtus qu’elle porte ne sait où elle va. Dans l’oracle, il n’existe ni cause ni effet. Les causes y deviennent des courants, des confluents, des points de jonction. Celui qui accepte la prescience laisse pénétrer dans son esprit des concepts auxquels l’intellect répugne. Des concepts qu’il rejette. Ce faisant, l’intellect s’intègre aux processus. Il est assujetti. »
  « Vous ne pouvez rien faire ? » demande Stilgar.
  « Il pourrait suffire que je tente de découvrir Tupile par les voies de la prescience, dit Paul, pour que Tupile me soit caché. »
  « Le chaos ! s’exclama Irulan. Mais… mais tout ceci n’a pas… de consistance. »
  « Je viens de dire que cela n’obéissait à aucune loi naturelle. »
  « Ainsi il y a des limites à vos pouvoirs ? À ce que vous pouvez voir ou faire ? »
  Avant que Paul ait pu répondre, Alia intervint : « Ma chère Irulan, la prescience ne connaît pas de limites. Est-elle inconsistante ? La consistance n’est pas un aspect nécessaire de l’univers. »
  « Mais il vient de dire… »
  « Comment mon frère pourrait-il vous donner des informations explicites sur les limites d’une chose qui n’en a pas ? Les frontières échappent à l’intellect. »
  Une détestable initiative, se dit Paul. Irulan allait en être alarmée, elle qui était douée d’une conscience si méticuleuse et qui dépendait de valeurs issues de limites précises. Il regarda Korba qui assumait une attitude de rêverie mystique, qui écoutait avec son âme. Il se demanda quel usage les Qizara feraient de cette conversation. Un peu plus de mystère religieux ? Un peu plus de respect ? Sans doute…

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  « Les actes les plus grossiers portent leur propre message. »

croyance

  « Les Fremen sont civilisés, éduqués et ignorants, dit Scytale. Mais certes pas déments. Ils sont éduqués à croire, et non à savoir. La croyance peut-être manipulée. Seul le savoir est dangereux. »

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  « Les mots sont des instruments grossiers, primitifs et ambigus », dit-elle en s’écartant de lui.

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  « Mais tu es l’Empereur ! Tu peux… »
  « Je suis une figure de proue. Lorsque l’on a fait de vous une divinité, il n’est plus possible au soi-disant dieu de refuser la divinité. »

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  Mentat, résous-toi, pensa-t-il.

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  « Mon Seigneur ! intervint Hayt. Une chose ne peut être exclue de la réalité simplement parce que nous ne pouvons la concevoir. […] »

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  « Ne nous perdons pas en absurdités philosophiques. Chaque question peut se résumer en celle-ci : Pourquoi y a-t-il quelque chose ? Chaque question religieuse, gouvernementale ou financière se résume ainsi : Qui exercera le pouvoir ? Les alliances, les combinats, les cartels se lancent à la poursuite de mirages s’ils ne visent pas directement le pouvoir. Tout ce qui est en dehors n’est qu’absurdité. C’est du moins ce que commencent à comprendre la plupart des êtres pensants. »

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N’importe quoi peut être un outil : la guerre, la misère… La guerre est remarquablement utile car son rôle couvre de nombreux domaines. Elle stimule le métabolisme, renforce les gouvernements et véhicule les variétés génétiques. Sa vitalité est sans égal dans l’univers. Seuls ceux qui reconnaissent la valeur de la guerre et qui en usent possèdent un certain degré d’autodétermination. »

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No matter how exotic human civilization becomes, no matter the developments of life and society nor the complexity of the machine/human interface, there always come interludes of lonely power when the course of humankind, the very future of humankind, depends upon the relatively simple actions of single individuals.
The Tleilaxu Godbuk
  Quel que soit le degré d’exotisme atteint par la civilisation, quels que soient les développements de l’existence et de la société ou la complexité des rapports homme/machine, il existe des interludes de pouvoir solitaire durant lesquels l’évolution de l’humanité, son avenir, dépendent des actions relativement simples de certains individus.
D’après Le Livre saint des Tleilaxu.

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« On ne construit pas une politique sur l’amour, dit-il. Le peuple ne se sent pas concerné par l’amour qui comporte trop de désordre. Le peuple préfère le despotisme. Trop de liberté n’engendre que le chaos. Et nous ne pouvons accepter cela, n’est-ce pas ? Et comment conjuguer le despotisme et l’amour ? »
  « Tu n’es pas un despote ! protesta-t-elle en nouant son écharpe. Tes lois sont justes ! »
  « Oh, les lois… dit-il. Il s’approcha de la fenêtre et écarta les rideaux. Qu’est-ce donc que la loi ? Un contrôle ? La loi filtre le chaos et laisse passer… quoi ? La sérénité ? La loi, notre idéal le plus élevé et notre premier fondement. Ne te penche pas trop sur la loi. Si tu le fais, tu découvriras les interprétations rationalisées, la casuistique légale, les précédents commodes. Et tu trouveras la sérénité, qui n’est jamais qu’un autre mot pour mort. »

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  « Oui, ce n’était pas comme aujourd’hui », dit Scytale, comprenant ce qui avait amené le vieil homme à se joindre à la conspiration : le regret des jours anciens, des coutumes disparues.

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  « Qu’y a-t-il de durable dans la beauté et le plaisir ? demanda Edric. Nous détruirons tous les Atréides ! La culture ! Ils ne la dispensent que pour mieux gouverner. La beauté ! Celle qu’ils offrent ne conduit qu’à l’esclavage… Ils n’ont fait que créer des générations d’ignorants lettrés… ceux que l’on manie le plus aisément ! Ils ne laissent rien au hasard. Des chaînes ! Partout, ils mettent des chaînes… Ils ne dominent que des esclaves. Mais les esclaves se révoltent toujours. »

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  Sur l’un des murs, elle avait inscrit de sa propre main à la peinture mnémonique, en caractères de dix centimètres, la formule clé du Credo Bene Gesserit :
  « Avant nous, l’ensemble des méthodes d’enseignement était marqué par l’instinct. Nous avons appris à apprendre. Avant nous, les chercheurs dominés par l’instinct ne possédaient qu’une marge d’attention limitée, bien souvent, à la seule durée d’une vie. Jamais ils ne mirent en œuvre des projets portant sur trente ou cinquante générations. Le concept même de l’éducation complète du système nerveux et musculaire n’apparut jamais alors. »

violence

  The convoluted wording of legalisms grew up around the necessity to hide from ourselves the violence we intend toward each other. Between depriving a man of one hour from his life and depriving him of his life there exists only a difference of degree. You have done violence to him, consumed his energy. Elaborate euphemisms may conceal you intent to kill, but behind any use of power over another the ultimate assumption remains : "I feed on your energy".
Addenda to Orders in Council, The Emperor Paul Muad’Dib
  L’expression convolutée des légalismes se développe autour de la nécessité de nous masquer à nous-mêmes la violence dont nous usons envers les autres. Entre le fait de priver un homme d’une heure de sa vie et celui de le priver de la vie, il n’existe qu’une différence de degré. Dans l’un comme dans l’autre cas, nous usons de violence, nous consommons son énergie. Des euphémismes élaborés peuvent dissimuler nos intentions meurtrières mais tout usage de puissance à l’encontre d’autrui se traduit par l’ultime assomption : « Je me nourris de votre énergie. »
L’Empereur Paul Muad’Dib : Ordres aux Conseils (Addenda)

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  Tibana, apologue du Socratisme chrétien, probablement natif d’Anbus IV, vécut entre le huitième et le neuvième siècle avant la bataille de Corrino, sans doute durant le second règne de Dalamak. Seuls quelques-uns de ses écrits nous sont parvenus, dont est extraite la sentence qui suit : « Les cœurs de tous les hommes vivent en un même désert. »
Extrait du Livre de Dune d’Irulan.