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Œuvre "Lacrimi si Sfinti/ Des larmes et des saints" : 18 résultats (sur 3386 citations)

Dieu

Avec un peu d’empressement, nous aurions pu rendre Dieu plus heureux. Mais nous l’avons abandonné, et il est maintenant plus seul qu’avant le commencement du monde.

vie

Celui qui a vaincu la peur de mourir a triomphé aussi de la vie, elle qui n’est que l’autre nom de cette peur.

mort

Celui qui a vaincu la peur peut se croire immortel ; celui qui ne la connaît pas, l’est. Il est probable qu’au paradis les créatures disparaissaient aussi, mais ne connaissant pas la peur de mourir, elles ne mouraient en somme jamais. La peur est une mort de chaque instant.

réflexion

Croire à la philosophie est signe de bonne santé. Ce qui ne l’est pas c’est se mettre à penser.

Dieu

Dieu s’installe dans les vides de l’âme. Il louche vers les déserts intérieurs, car, à l’instar de la maladie, il se prélasse aux points de moindre résistance. Une créature harmonieuse ne peut croire en Lui. Ce sont les infirmes et les pauvres qui l’ont « lancé », à l’image des rangés et des désespérés.

Dieu

Entre le rien et Dieu, il y a moins d’un pas, car Dieu est l’expression positive du rien.

solitude

Être seul, impitoyablement seul, voilà l’impératif auquel il faut se soumettre coûte que coûte. L’univers est un espace vacant et les créatures n’existent que pour attester et consolider notre isolement. Je n’ai jamais rencontré personne, je n’ai fait que trébucher sur des ombres simiesques.

religion

Le plus humble des chrétiens a des moments où il s’entretient avec Dieu d’égal à égal. La religion elle-même tolère ces grands airs sans lesquels l’homme crèverait de modestie. C’est pourquoi l’athéisme flatte la liberté humaine, car en parlant de haut à Dieu, il élève l’orgueil au rang de démiurgie. Celui qui n’a jamais méprisé le principe suprême est prédestiné à l’esclavage. Nous ne sommes véritablement nous-mêmes que dans la mesure où nous humilions le Créateur.

mort

Le seul argument contre l’immortalité est l’ennui. De là dérivent d’ailleurs toutes nos négations.

religion

Les mortels parlent de Dieu pour masquer leur folie. Aussi longtemps que vous vous occupez de Lui vous avez des excuses à vos égarements. Dieu ? Une démence admise, officielle.

lucidité

Ni assez malheureux pour être poète… ni assez indifférent pour être philosophe, je ne suis que lucide, mais assez pour être condamné.

Dieu

On ne croit en Dieu que pour éviter le monologue torturant de la solitude. À qui d’autre s’adresser ? Il accepte, semble-t-il, volontiers le dialogue et ne nous en veut pas de l’avoir choisi comme prétexte théâtral de nos abattements.

vie

Pardonnerai-je jamais à la terre de m’avoir compté parmi les siens à titre d’intrus seulement ?

lecture

Quel plaisir d’avoir sous la main un mystique allemand, un poète hindou ou un moraliste français, à l’usage de l’exil quotidien !
Lire jour et nuit, avaler des tomes, ces somnifères, car personne ne lit pour apprendre mais pour oublier, remonter jusqu’à la source du cafard en épuisant le devenir et ses marottes !

Dieu

Qui, plus que nous mortels, a souffert de ce qu’Il ne sait pas ce qu’Il aurait dû être ?

vie

Sans ce pressentiment de la nuit qu’est Dieu, la vie serait un crépuscule enchanteur.

Dieu

Si j’essaie de penser à ce qui pourrait encore me rapprocher de Dieu, je sens une vague de pitié qui monte vers ses hauteurs abandonnées. On voudrait faire quelque chose pour ce grand Esseulé.

Dieu

Si la vérité n’était si ennuyeuse, la science aurait vite fait de mettre Dieu au rancart. Mais Dieu, tout comme les saints, est une occasion d’échapper à l’accablante banalité du vrai.