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Sujet "philosophe" : 4 résultats (sur 3386 citations)

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Chapter XII: Of Complex Ideas

[…] The acts of the mind, wherein it exerts its power over its simple ideas, are chiefly these three: (1) Combining several simple ideas into one compound one; and thus all complex ideas are made. (2) The second is bringing two ideas, whether simple or complex, together, and setting them by one another, so as to take a view of them at once, without uniting them into one; by which way it gets all its ideas of relations. (3) The third is separating them from all other ideas that accompany them in their real existence: this is called abstraction; and thus all its general ideas are made.
CHAPITRE XII. Des Idées complexes.

[…] Voici en quoi consistent principalement ces actes de l’Esprit : 1. à combiner plusieurs Idées simples en une seule ; et c’est par ce moyen que se font toutes les Idées complexes : 2. à joindre deux Idées ensemble, soit qu’elles soient simples ou complexes, et à les placer l’une près de l’autre, en sorte qu’on les voit tout à la fois sans les combiner en une seule idée : c’est par-là que l’Esprit se forme toutes les Idées des Relations. 3. Le troisième de ces actes consiste à séparer des Idées d’avec toutes les autres qui existent réellement avec elles : c’est ce qu’on nomme abstraction ; c’est par cette voix que l’Esprit forme toutes ses Idées générales.

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  Il me faut maintenant expliquer par quels moyens extraordinaires les philosophes se reproduisent.
  Voici : ils ne pénètrent pas, ils se retirent. Ce retrait porte un nom : la mélancolie.
  On peut définir la mélancolie comme une maladie de la solitude. L’atrabilaire se met volontairement à l’écart. C’est alors que se produit le miracle de la vie contemplative. Au fond de la solitude, mille liens se créent. Le handicap devient une force. La maladie qui isole devient la maladie qui relie. Les mélancoliques, que la bile noire intoxique, se reconnaissent dans la grande famille des adeptes de Saturne, porteurs de luths constellés.
  Un corps collectif se crée, qui défie le temps. Membres de ce lignage, les philosophes se reproduisent entre eux, sans sexe, par des moyens complexes qui s’appellent affiliation, agrégation, amitié.
  Leurs matrices s’appellent écoles, banquets, salons, universités. Et voilà comment se reproduit l’espèce sans liens du sang ! Philosopher, c’est s’affilier à des pères spirituels, c’est faire comme si on pouvait se passer de mères. Se reproduire sans utérus, mais en esprit, sans semence, mais avec le pneuma.
  Est donc nécessaire une race spéciale de célibataires et de chastes individus qui décident de ne pas procréer, de refuser les joies douteuses du mariage et de se consacrer à la transmission des connaissances c’est-à-dire à la culture.
  Sans ce genre d’hommes, l’humanité serait un vil troupeau sans mémoire autre que génétique, une espèce animale parmi d’autres, une simple volonté collective de persévérer dans son être et de proliférer.

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Peu à peu j’ai appris à discerner ce que toute grande philosophie a été jusqu’à ce jour : la confession de son auteur, des sortes de mémoires involontaires et qui n’étaient pas pris pour tels ; de même, j’ai reconnu que les intentions morales (ou immorales) constituaient le germe proprement dit de toute philosophie. De fait, si l’on veut comprendre ce qui a donné le jour aux affirmations métaphysiques les plus transcendantes d’un philosophe, on fera bien (et sagement) de se demander au préalable : à quelle morale veulent-elles (ou veut-il) en venir ? C’est pourquoi je ne crois pas que l’"instinct de la connaissance" soit le père de la philosophie, mais qu’un autre instinct, ici comme ailleurs, s’est servi de la connaissance (et de la méconnaissance) comme d’un simple instrument. Mais qui pénètre les instincts primordiaux de l’homme pour examiner dans quelle mesure ils se sont plu, dans ce domaine précis, à jouer le rôle de génies inspirateurs (ou de démons, ou de farfadets), celui-là s’apercevra qu’il n’en est pas un qui n’ait déjà philosophé, et que chacun d’entre eux n’aimerait rien tant que de se donner lui-même comme la fin ultime de l’existence et le maître légitime de tous les autres instincts. Car tout instinct aspire à la domination, et c’est en tant qu’instinct qu’il s’efforce de philosopher.

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Qui veut se familiariser avec ma philosophie doit lire jusqu’à la dernière ligne de moi. J’ai cette prétention car je ne suis pas un écrivailleur, un fabriquant de manuels, un griffonneur à gages…