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  Selon les termes, le Soi peut être appelé Avata. Ni gyflotte, ni varechs, ni lectrovarechs, mais Avata. C’est le Grand Soi dans le langage de ton passé animal. Avata. Ayant trouvé cette désignation en toi, Avata a compris que nous chantons la même musique. L’un par l’autre, humain et Avata réussissent à connaître le Soi. Pas de seconde mesure pour Avata. Même valeur chaque fois. Ni formes ni qualités séparées. Ainsi avec l’humain.
  Avata. Mais pas l’Avata.
  Nommer, c’est limiter et par conséquent diriger. Nommer sans savoir qu’on limite, c’est mettre une entrave à la connaissance. Au mieux, c’est une diversion ; au pire, c’est un mécompte, une appellation usurpée, un acte de mort. Donner à quelque chose une dénomination fausse, et agir ensuite sur la base de cette dénomination, c’est commettre un crime, amputer le thalle spirituel, causer la mort de la tige. Une chose ne peut être que Soi ou Autrui. Le nom est une question de proximité.
  Avata identifie la magnétisation spécifique, le magnétisme de la proximité, la longueur d’onde spatiale : humainthomas, humainkerro, humainjessup, humainoakes. Avata en conclut à l’absence d’organe sensoriel nécessaire pour différencier clone et humain. Avata ne considère pas cela comme une faiblesse ou une déformation.
  Avata est dans le varech et la gyflotte. Ni le même, ni séparé dans chaque. Les cellules différent mais partagent le Tout-en-Un. Avant les humains, Avata ne distinguait pas. Les deux sont le Soi. Avata veut t’apprendre le Soi dans l’Autre, l’humain dans le clone.
  Certaines choses existent parce que tu les nommes. Tu les perpétues dans ton langage, tu compatis au tort qu’elles te font.
  Dis simplement que ces choses ne sont pas. Ne change pas l’étiquette mais l’étiquetage. Élimine-les de ton existence en les éliminant d’abord de ta bouche. Ne pas connaître ce qui est faux est aussi une forme de connaissance. De même pour apprendre : apprendre, c’est grandir ; et grandir, c’est vivre. Si tu te forces à oublier, tu apprendras.
  « Chez moi. »
  C’est ainsi que tu nommes ce lieu, humainkerro. Avata te nettoie la langue pour que tu puisses mieux infléchir ce terme, puis l’oublier. Avata t’apporte cela pour te laver de tes attentes, pour que tu puisses apprendre les clés auxquelles Avata réagit ou bien refuse de réagir.
  C’est ainsi que tu apprends Avata. Tu es à la fois débutant et finissant, et la continuité est celle de ton vouloir. Observe les lianes qui sont Avata occupant leur « chez-soi ». Attrape les lianes. Prends l’eau dans tes mains et bois-la.
  Tu es l’effet-observateur.
Kerro PanilleLes Traductions de l’Avata